Le Bus Palladium renaît de ses cendres
Le bar du palace.
Le Bus Palladium est un établissement illustre de la vie parisienne qui prouve aujourd’hui que le succès se construit notamment en se réinventant au quotidien. Nightclub, restaurant et palace à la fois, il est devenu un lieu aux multiples facettes que personne ne se risque à catégoriser.
Déjà, il faut savoir que l’établissement est quasiment invisible de l’extérieur au contraire de ses prestigieux voisins. Situé dans le quartier de Pigalle, il est en effet à proximité immédiate de nombreuses autres belles adresses de la capitale comme Le Pigalle hôtel, le Soho House, ou encore l’Hôtel Amour. Il se démarque donc par sa presque inexistence publique dans les rues de la capitale, vous ne devinerez donc pas ce qui se passe derrière les portes fermées.
Mais l’intérieur est tout autre. Le restaurant et la réception brillent de mille feux et chaque détail prouve le luxe de cet hôtel ou ovni hospitalier non identifié. Comme tous les palaces, le personnel du lieu est plus que prévenant et anticipe toutes vos actions avant même que vous ne les formuliez, conséquence d’un prix conséquent qu’il vous faudra régler avant de profiter. J’avoue que de mon côté qu’autant d’attentions autour de ma petite personne me rendent un peu mal à l’aise, qui a besoin qu’on porte à sa place une minuscule valise cabine pour faire 50 mètres.
Ma chambre me fût donc présentée par un employé de l’hôtel aussi bienveillant que consciencieux. Avec une décoration digne des années 1970, un lit plus confortable et douillet que l’intégralité de mes couches de l’été et un minibar très astucieusement garni : tout était idéal.
Ma chambre.
Dormir au Bus Palladium a été d’autant plus agréable que Paris étouffait en août sous la canicule. Des pics à 38 degrés rendaient éreintants tous les déplacements extérieurs, de quoi persuader facilement de profiter d’une fraicheur constante garantie en chambre. Ce critère qui devient de taille étant donné que nous venons de traverser l’un des étés les plus supportables de nos vies selon la climatologue Françoise Vimeux.
Séjourner dans un tel établissement donne l’impression de découvrir une faille spatio-temporelle qui nous écarte du monde réel et nous plonge dans un quotidien rythmé par les différentes playlists du lieu, les repas dans le quartier de Pigalle et les petits-déjeuners à part. Tout comme le jardin d’Eden, cette faille a un prix, et il est conséquent, donc ne vous leurrez pas sur ce qu’il vous coûtera afin d’accéder au presque paradis.
Le Bus Palladium, 6, rue Pierre-Fontaine, 75009 Paris.