Les bilans de fin d’année sont-ils vraiment devenus les miroirs de votre personnalité ?
Nous sommes à l’aube d’une nouvelle période et les bilans de l’année passée pullulent de toutes parts. Sur nos feeds Instagram, dans nos boîtes mails ou encore à travers les applications que nous utilisons fréquemment.
Ces bilans sont plus ou moins précis, puisque celui de la SNCF s’attarde au moindre kilomètre parcouru tandis que le bilan annuel de l’Equipe va analyser globalement les sports ou les clubs que vous avez suivi sur 365 jours. Il n’empêche que cela veut dire quelque chose de ce que vous avez fait en ligne, ces bilans se voulant bien sûr incarner une sorte de représentation de notre persona virtuelle.
Des marques comme Apple Music ou Spotify se servent de ces bilans pour être mises en avant et devenir très vite virales. En effet, vous avez forcément vu passer ces tableaux récapitulatifs de goûts musicaux ou d’artistes préférés partout. Nous avons besoin de tout partager via les réseaux sociaux alors ces marques ont designé nos goûts pour en faire un rituel presque cérémonial.
Qui écoute quoi ? Qu’est ce qui a changé par rapport à l’année dernière et qui est apparu ? De quel artiste suis-je la fan la plus fidèle ?
La musique que nous écoutons quotidiennement occupe une partie importante dans nos vies, mais dans mon cas les articles que je lis, que je partage ou que j’enregistre importe tout autant. Si ce n’est bien plus. Alors je me suis carrément réjouie de ce que le site du Monde proposait à la même période : une rétrospective de mon année 2025 à travers ce site.
Ça flattait mon ego de lire que j’avais été une lectrice fidèle et régulière tout comme ça me réconfortait d’être parmi un pourcentage de fans les plus fidèles d’une artiste, je faisais partie de la masse bien que je m’en différais pour ce que j’allais lire. On observait dans ma propre famille à quel point nos bilans divergent considérablement sur le même site.
Cet article de RMC explique très bien ce besoin de valoriser notre consommation sur une année, de faire le point sur ce que nous avons fait et d’appartenir à ces différentes communautés digitales. En relayant ces classements nous souhaitons inconsciemment faire réagir autrui, provoquer des débats ou des discussions, en bref parvenir à recréer du lien avant de passer à l’année suivante.