Elsa Deck-Marsault détricote astucieusement plusieurs fléaux du féminisme actuel.
Elsa Deck-Marsault continue avec son nouveau lire d’élargir son précieux travail d’analyse de la justice contemporaine et de toutes ses déclinaisons.
Dans son nouvel ouvrage intitulé “La violence en spectacle : féminisme, Etat punitif et figure de la victime” toujours publié aux éditions de La Fabrique, elle entre en profondeur sur les liens capitaux entre la justice et le féminisme.
Cet essai qui est à la fois court, incisif et percutant vient nous questionner sur nos propres représentations et besoins de justice, sur les biais intérieurs et sous-jacents que contient le mouvement féministe actuel et enfin sur l’individualisation et le besoin de témoignages à la première personne entretenu par les médias.
Vous allez comprendre pendant cette lecture, à quel point le féminisme dominant en France se compromet volontairement avec l’Etat actuel que l’on sait répressif-raciste et violent. Oui cela peut déranger voire irriter mais lisez et vous comprendrez pourquoi cette théorie est plus qu’évidente maintenant.
Ce texte est sans concessions comme un reflet vis-à-vis de l’urgence posée par la situation actuelle jusqu’en 2027 ; ne pas s’interroger sur le fonctionnement des mouvements sociaux leur octroie alors un pouvoir considérable sur les stratégies adoptées et leurs chances de succès ou non.
Puisqu’en 2026 nous pouvons affirmer que le féminisme est devenu une lutte sociale largement acceptée, légitimée, institutionnalisée ; il sera alors bon de comprendre qui ce mouvement représente et pourquoi. Comme vous devez vous en douter, il ne se bat que pour une minorité de femmes, celles qui entrent dans les normes à savoir blanches, hétérosexuelles, minces, valides et riches.
Vous apprendrez énormément dans cette lecture à condition bien évidemment d’entendre, d’accepter et de réfléchir aux critiques énoncées ; sans procès d’intention ni de distorsion des faits et des mots.
Osons poser toutes les questions dans ce mouvement qui se proclame progressiste et surtout celles qui dérangent et créons ensemble des formes nouvelles et créatives de justice. Des nouvelles formes de justices qui réparent, qui apaisent, qui soulagent voire qui répondent plus directement aux besoins des victimes.
La période qui commence jusqu’en 2027 devra permettre une défense de toutes les femmes sans exclusions ni violences intracommaunutaires, ce livre nous force à nous rappeler l’importance de la radicalité et de la non-compromission.